Merci Victor Schoelcher.
Un ancien sénateur-maire avait dit, voilà plus de 25 ans, que même si l'action de Schoelcher n'avait fait que raccourcir d'un jour l'esclavage des nègres, il en était reconnaissant éternellement. J'ai fait mienne sa position et la formulation élégante qu'il a utilisée.
Vous l'avez compris, je ne serais pas classé comme " vrai guadeloupéen " car je n'éructe pas sur Victor Schoelcher. Je m'incline sur la dépouille, le souvenir et l'action de ce grand compatriote qui fut à un moment l'honneur de son pays.
Un homme bien gâté par la vie, arrive aux Antilles pour faire du fric, découvre le sort misérable fait aux esclaves et entame un combat de plusieurs décennies sans le petit espoir de changer le cours des choses mais qui continue car il sent que la cause va dans le sens l'humanité.
J'étais à côté de lui quand ayant noté, atterré, que le Décret d'abolition n'était pas dans la Déclaration, il va faire le siège du Gouvernement Provisoire et entamer une véritable discussion de marchands de tapis, pour qu'à la fin, excédés, les membres de celui-ci, de guerre lasse, l'écrivent noir sur blanc, si je peux dire.
Depuis, j'ai vu mes historiens sur un ton braillant, éructer, clamer que Schoelcher n'a rien fait, que seule la lutte des nos ancêtres avait suffit. Et si Google, Apple créent un logiciel pour remonter le temps, c'est sûr, c'est certain, ils réécriront notre histoire à leur idée.
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