Je ne commente que rarement les faits sportifs sauf quand cela déborde largement le cadre de l'activité sportive. Et ici c'est le cas, car le problème de mon département est là, et ce problème est le résultat d'un choix, auquel, je le reconnais, l'énorme majorité de ma population adhère avec un enthousiasme aberrant. Je vais expliciter comme d'habitude.
Les 14 clubs sur 15 réclament une subvention. Une subvention pour quoi ? Pour la maintenance et l'entretien (restauration et hébergement). Cela c'est mon département dans toute sa splendeur et c'est son choix, fait par ses décideurs, mais entériné élection après élection par la population.
Les décideurs ont appliqué les obligations de leur choix : les chanteurs sont déjà payés, les groupes de danseurs aussi, les coupes des vainqueurs, sont les premières obligations à remplir. Viennent ensuite les bicyclettes avec les coureurs qui vont dessus, l'environnement technique, les motards, les chronométreurs et là aussi les obligations sont remplies. Que reste-t-il comme obligation ? Une seule ; l'intendance.
Pétain résolut le problème de l'armée en 1916 par 3 mesures simples : repas chaud et un quart de rhum antillais au front, ramassage des blessés immédiatement, et des belles infirmières au chevet de ceux-ci dans les hôpitaux. En sport, l'intendance se divise en deux pôles, la restauration et l'hébergement qui hélas, ne font pas partie des obligations de mes décideurs en Sport
D'où cet acte de mendicité !